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Osez la Maison Passive

La station internationale Princess Elizabeth du Passivhaus dans l’Antarctique

La station internationale Princess Elisabeth Antarctica la premiere station de recherche scientifique à zero émission du monde et sa conception intégrée le standard passivhaus

La station internationale Princess Elisabeth Antarctica : la première station de recherche scientifique du monde à zéro émission

La Station internationale Princesse Elizabeth en Antarctique est la première station de recherche polaire à zéro émission au monde. Elle accueille des scientifiques venant du monde entier, pour faire des recherches sur ce continent couvert de neige et de glace, où le froid et le vent règnent en maîtres incontestés. Ce continent de 14 millions de km² offre des conditions de vie extrêmes : des températures qui oscillent entre -5° et 5°C sur la côte, et entre -15°C et -35°C à l’intérieur du continent, pendant l’été ! Vous vous doutez bien que pendant l’hiver, les températures sont encore beaucoup plus basses : de -15° à -35°C sur les côtes, et de -40°C à -70°C à l’intérieur des terres. Dans ces conditions, comment les scientifiques arrivent-ils à vivre pendant des semaines et des mois dans la station ? La raison en est que la station Princess Elizabeth est construite selon le standard Passivhaus!

La station scientifique  Princess Elisabeth Antarctica " zéro émission " est un exemple réussi de l'application des principes de la construction passive

La station scientifique Princess Elisabeth Antarctica  » zéro émission  » est un exemple de réussite de l’application des principes de la construction passive

La conception de la station de recherche Princess Elizabeth intègre parfaitement ces technologies de la construction passive : l’énergie renouvelable solaire et éolienne, l’isolation, des installations de traitement des eaux, ainsi qu’une surveillance technique stricte pour une utilisation optimisée des énergies.

La station Princess Elizabeth est l’exemple parfait d’une construction « zéro émission », donc avec très peu d’impact sur l’environnement. Il faut savoir que l’Antarctique n’appartient à aucun pays, et que ce continent est un lieu préservé, une réserve naturelle, selon un traité officiel, établi en 1959. A ce titre, la station Princess Elizabeth, le fruit de la collaboration de nombreux scientifiques Belges, Allemands, Japonais, Britanniques et d’autres pays, a été conçue pour avoir un minimum d’impact sur le continent. Ainsi grâce au standard passif, le bâtiment est pourvu de techniques et technologies permettant de maintenir les températures internes, en utilisant uniquement les rayons du soleil, la chaleur produite par les êtres humains et les appareils électriques utilisés dans la station. Il s’agit d’une des caractéristiques les plus remarquables de cette station, puisque les scientifiques qui y travaillent vivent dans des conditions climatiques extrêmes, mais l’installation leur garantit la chaleur utile, en été comme en hiver.

La conception initiale de la station prévoyait une structure metallique, finalement un structure en bois à été privilégié grâce a sa grand stabilité en conditions extrêmes.

La conception initiale de la station prévoyait une structure métallique, c’est finalement une structure en bois qui a été privilégiée de par sa grande stabilité dans des conditions extrêmes.

L’utilisation optimale des sources d’énergie nécessite des technologies garantissant l’étanchéité à l’air et à l’eau. Les murs de la station de recherche sont ainsi constitués par neuf couches de matériaux différents. La première couche est composée d’acier inoxydable, d’une épaisseur de 1,5 mm. L’acier inoxydable est un matériau très résistant, qui protège le bâtiment des intempéries, et empêche l’eau d’atteindre le bois des panneaux muraux. La deuxième couche est une mousse en polystyrène à couches fermées, épaisse de 4 mm. Ces mousses assurent l’étanchéité à l’air entre les bandes d’acier inoxydable. Les silicones qui composent la troisième couche sont des matériaux hautement résistants, qui garantissent également la résistance des architectures contre les intempéries, et contre la lumière ultraviolette. Par ailleurs, étanches à l’eau et à l’air, elles sont bien adaptées aux conditions climatiques extrêmes de l’Antarctique. Initialement, les scientifiques ont pensé construire la station Princess Elizabeth entièrement avec des matériaux métalliques, mais, comme le métal peut se dilater et se contracter avec les intempéries, les scientifiques ont intégré des bois lamellés de 80 mm, qui sont, de plus, non-conductrices et plus faciles à transporter. Par la suite, une couche de polystyrène chargée avec du graphite est apposée (400 mm), optimisant l’isolation de la station, grâce à sa structure unique, résistant à l’humidité et à la vapeur d’eau. Une autre couche de bois lamellé est installée à l’intérieur de la couche isolante principale. Le papier kraft dans les différents panneaux sert également à renforcer la barrière contre la vapeur d’appoint. Puisque le moindre trou pourrait laisser le froid traverser et endommager la structure, un pare-vapeur en aluminium recouvre la totalité de la station. Une couche de feutre de laine est ajoutée sur les modules muraux, pour renforcer encore plus les propriétés d’isolation des panneaux, ainsi que la barrière de vapeur d’eau. Bien évidemment, de telles couches rendraient l’intérieur de la station invivable, sans des systèmes de ventilation et d’échange de chaleur performants.

Construction from International Polar Foundation on Vimeo.

Vu d’un regard globale la station de recherche Princess Elizabeth est la preuve réelle qu’il est tout à fait possible d’utiliser la nature et les technologies pour le bien de l’humanité, sans compromettre l’environnement et le bien-être des habitants de la terre.

 

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